La pluie s'abat sur le bitume, fort, très fort. Il n'y a rien dans la rue. De rares voiturent passent à toute vitesse. La rue est pratiquement déserte, il n'y a personne, sauf eux. Ils sont seuls à cet arrêt de bus. Dans cette cabine téléphonique, ils assouvissent ce plaisir ardent qui les consumait de l'intérieur. Ils n'ont pas su contrôler leur pulsion et se sont presque jeté dessus, pour s'embrasser passionnément et sauvagement. Puis il s'est mit à pleuvoir. Ils refusaient de s'arrêter, alors le plus pervers à proposer cette simple cabine téléphonique. Le plus romantique n'était pas très attiré, c'était petit, crade et tout le monde pouvait les voir.
Tom : justement, c'est ça qui est excitant
Pas besoin de plus, son partenaire le tirait déjà par le tee-shirt, à l'intérieur de la cabine, une fois dedans, il a fermé la porte. C'était vraiment petit, mais ils étaient à l'abri de la pluie. Ils étaient déjà serré l'un contre l'autre, faire de grands mouvements, leur serait impossible. Mais tant pis, ils se voulaient mutuellement, l'endroit importait peu.
Bill : je suis pas un exhibitionniste...tu le sais ça...aaah !
Une caresse au niveau de son entrejambe avait suffit à faire fuir tout soupçon. Il soupira de bien être et attrapa son jumeau par la nuque, de façon à ce que leurs visages soient proches. Le blond souriait, fier, aguicheur, un sourire suave, qui laissait entrevoir l'envie qui le dévirait, il suffit au brun, de passer lascivement sa langue sur ses lèvres pour qu'il l'embrasse tel un barbare, laissant sa main sur son intimité pour le faire gémir quand il avait envie de l'entendre. La barbarie de ce baiser laissa, quelque temps après, place à un charnel plaisir, les faisant vibrer d'excitation. La température grimpait rapidement, comme leur envie physique de l'autre, ils ne tenaient presque plus, les baisers ne faisaient plus autant d'effet.
Le plus pervers fit passer ses mains sur les fesses de son tendre, faisant ainsi leur bassin et leur virilités gonflées par la délectation et le délice du touché, se frôler, s'appuyer l'une contre l'autre, les faisant gémir, tant ils trouvaient ça bon. Ils s'écartèrent et eurent des idées jumelles : « retirer la ceinture et le pantalon de l'autre ». Ils s'acharnaient sur les ceintures, comme de purs obsédés sexuels en manque, ils étaient en manque de l'autre. Les ceintures balancées, les pantalons baisser, l'excitation était, à présent, Reine de cet instant. Les baisers reprirent, les langues se mêlaient, avec passion et avidité, les mains se baladaient, sur la peau de l'autre. La buée sur les vitres, empêchait toute vue de l'extérieur.
Le brun enroula ses bras autour du cou de son homologue après avoir fait descendre son boxer. Le dreadeux fit de même avec le sien et souleva son double, d'un geste brusque, le plaquant contre la vitre froide et humide. Une jambe de chaque côté de ses hanches, les sexes enflés, les yeux dans les yeux, l'exaltation et la jouissance au rendez-vous, c'était partit.
Une douce pénétration, qui les faisaient tout deux jubiler dans un soupir qui atteignait presque le cri. Aucune douleur, juste de la satisfaction, un délice érotique, leurs corps se serraient encore plus, des hoquets de gémissements, tous plus excitant les uns que les autres. Leurs yeux se voilaient de désir, leurs souffles devenaient courts, haletants, saccadés. Des allers et des retours plus poussés, plus extatique. Une vibration secoua leurs membres, une vague d'euphorie. Les gémissements devenaient cris, les cris devenaient hurlements, les hurlements étaient signe de jouissance extrême.
Ils s'époumonaient, dans un dernier rugissement, qui leur ouvrait les portes de l'orgasme atteint, la pluie torrentielle, empêchait à leurs cris d'être entendu de dehors. Le brun sentit ce liquide chaud se répandre en lui, il relâcha tous les muscles de son corps, laissant son frère le porter et l'aider à descendre, juste après que celui-ci ce soit retiré de lui. L'oxygène leur manquait, dans cette petite cabine téléphonique, ils avaient besoin de sortir. Ils se rhabillèrent, complètement exténués, pour retourner s'asseoir sous l'abri de bus. Le souffle court, un quelconque passant aurait pu croire qu'ils avaient courut après un bus qui ne les avait pas attendu.
Tom : peut-être que la prochaine fois, ça se fera dans les chiottes du McDo...
L'androgyne afficha une mine écoeurée en s'imaginant l'état et l'hygiène de l'endroit.
Bill : mais t'es vraiment crade ><
Son frère imita un air surpris mais amusé.
Tom : bah si tu veux, ça peut se faire à la piscine municipale.
Un sourire en coin apparu sur son visage, ce qui fit littéralement craquer son homologue.
Bill : avec les enfants partout ?! et puis quoi encore...
Le dreadeux glissa sur le banc, pour se rapprocher de son frère, une expression aguicheuse.
Tom : bah choisis alors...
Il mordit son lobe d'oreille et laissa sa langue partir à la découverte de ce cou adorable à la peau laiteuse et parfumée, sentant le brun frémir et soupirer sous cette simple caresse, il se mordit le lèvre.
Bill : ici...maintenant...
Tom : comment dire non...